LA PEINTURE AU SERVICE DU CINÉMA

La toile "11 septembre 2014" en création / La pintura "11 setembre de 2014" en creació / Work in progress on the painting "September 11th, 2014".

 

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en création
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DIX ANS

Peu d'artistes peuvent dater précisément le moment à partir duquel ils se sont mis à créer. Alexandre Chartrand se souvient pourtant parfaitement de cet été de 2003 où il a troqué la photographie argentique pour la canette aérosol et le squeegee. Connu pour ses thématiques engagées, le peintre qui s'est invité au printemps érable en offrant les profits d'une toile présentant Jean Charest et Line Beauchamp à la CLASSE nous revient cette fois avec une rétrospective qui propose un aperçu de son travail depuis ses débuts jusqu'à aujourd'hui; le travail de toute une décennie.


Mises côte à côte, les toiles de cette rétrospective nous démontrent clairement l’évolution du style très personnel du peintre, basée presque exclusivement sur la peinture aérosol appliquée à la spatule. Ses différentes phases de couleur nous deviennent également manifestes : d’un début plutôt sombre dominé par les tonalités de noirs et de gris, l'arrivée de la couleur est marquée par une période jaune et rouge à laquelle se greffe bientôt des bleus, puis des tonalités métalliques, jusqu’à ce que le spectre des couleurs s'ouvre complètement.


Ce sera également l'occasion pour Chartrand de lancer Dix ans en détails, un recueil imprimé qui souligne cet anniversaire. Comme son titre le laisse supposer, le recueil ne contient que des détails -gros plan sur une section d'une œuvre- plutôt que des reproductions complètes des œuvres.



« Avec internet, obtenir de la visibilité pour notre travail est vraiment plus facile qu'avant. Le malheur, c'est que la majorité des gens ne voit pas nos œuvres en personne. Ils en voient des reproductions qui ne permettent pas de voir le détail de la technique, sa texture ou même d'en apprécier la vraie dimension. En ne présentant que des détails de mon travail, j'attire l'attention sur des coulisses, le grain du canevas, ou simplement la dimension réelle - mais recadré - des éléments qui composent mes toiles. Des détails qui sont normalement éliminés par l’intermédiaire qu’est la reproduction de l’œuvre. »


L'exposition DIX ANS est présentée à la nouvelle galerie Point rouge du 9 au 23 mai prochain. Le vernissage aura lieu jeudi le 9 mai dès 17h.


Alexandre Chartrand mène la double carrière de peintre et de cinéaste. Il a réalisé le long métrage La Planque (2004) et produit le documentaire Lemoyne (2005). Il travaille comme monteur image depuis le début des années 2000, entre autres pour le documentaire Godin (Simon Beaulieu, 2011) pour lequel il gagne un prix Gémeaux en 2012. En plus de réaliser plusieurs vidéoclips, documentaires télévisuels et courts-métrages, il offre des ateliers de montage et de réalisation pour plusieurs organismes et institutions. Son parcours en arts visuels comprend deux expositions de photographie, les soirées de performances Les Décapantes en diable (de 2002 à 2004) et trois expositions solo de peinture (Totalitarisme économique 2010, Hommage à Godin 2011, On se fait tous fourrer 2012). Il vient de terminer l'écriture d'un deuxième long métrage de fiction qui sera produit par Métafilms.


Galerie Point rouge

3522, rue Notre-Dame Ouest

Montréal Qc H4C 1P4

http://galeriepointrouge.com/

514-586-0554

http://aXchartrand.com

https://www.facebook.com/axcchartrand

AUX CÔTÉS DE LOUIS-JEAN CORMIER DANS UN ÉPISODE DE "LA PORTÉE DES MOTS"

Regardez l'épisode en ligne !
Louis-Jean Cormier devant Pierre Van FalarGogh

On se fait tous fourrer / We're All Getting Screwed (2011-2012)

Le peintre Alexandre Chartrand a remis 1 779$ à la CLASSE vendredi matin

Alexandre Chartrand et l'acheteur de la toile "Le Mépris et l'entêtement", Éric Darier. Photo ©Gaby Kassas
Alexandre Chartrand et l'acheteur de la toile "Le Mépris et l'entêtement", Éric Darier. Photo ©Gaby Kassas

Étant donné que Jean Charest ne semble comprendre que les arguments économiques, le peintre Alexandre Chartrand a décidé de soutenir économiquement les étudiants en grève, plus précisément, le plus grand regroupement d’associations étudiants, la Coalition large de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (CLASSE). Les 1 779$ symboliquement demandés pour la toile Le Mépris et l’entêtement (pas de CLASSE) ont été remis aux représentants du mouvement étudiant vendredi matin, 10h, à la galerie Point rouge de Montréal.


Il s’agit d’un soutient qui pourrait devenir lucratif pour la CLASSE, étant donné que l’heureux acheteur, Éric Darier, est disposé à prêter l’œuvre à des organisations qui veulent la montrer publiquement en échange d’un don à la CLASSE.


LE MÉPRIS ET L’ENTÊTEMENT


Étant donné que Jean Charest gouverne comme s’il n’avait aucun compte à rendre aux citoyens, qu’il a laissé s’envenimer le conflit étudiant et qu’il s’en lave maintenant les mains en rejetant toute la responsabilité sur le mouvement étudiant, il est représenté par le portion « Mépris » de ma toile.

Étant donné que Line Beauchamp n’a pas jugé bon de s’assoir avec les leaders étudiants pour savoir ce qu’ils proposaient pour régler le conflit, qu’elle a consacré une maigre journée à une négociation marathon et qu’elle refuse de poursuivre les pourparlers avec eux, elle est représentée par la portion « entêtement ».

Vous aurez peut-être compris que ces deux termes sont interchangeables et s’appliquent aux deux personnages !


La toile fait partie de la série On se fait tous fourrer, présentée à la galerie Point rouge, à Montréal.


Littéralement, la série présente des gros plans de visages, colorés et alléchants, entre l’orgasme et la souffrance. C’est en prenant la peine d’en lire les titres qu’on comprend le sens que l’artiste a voulu donner à toutes ces images.


Redevances minières dérisoiresMonarchie constitutionnelleOttawa abandonnant Kyoto, ou encore Huffington Post/AOL sont quelques unes des œuvres de la nouvelle série de Chartrand. Peinte sur une période d’un peu plus d’un an et inspiré par l’actualité, chaque œuvre exprime une raison pour laquelle on se fait tous fourrer.

Pour Chartrand, le rapport entre le titre et l’œuvre fait parti intégrante de la démarche et s’inscrit dans la poursuite de l’exploration surréaliste de René Magritte. Le peintre belge a exploré un tel rapport au tournant des années trente avec, entre autres, La Trahison des images où la représentation d’une pipe est accompagnée de l’inscription Ceci n’est pas une pipe. Magritte a également écrit à ce sujet dans un ouvrage intitulé Les mots et les images.


« Les titres des tableaux ne sont pas des explications et les tableaux ne sont pas des illustrations des titres. La relation entre le titre et le tableau est poétique, c’est-à-dire que cette relation ne retient des objets que certaines de leurs caractéristiques habituellement ignorées par la conscience, mais parfois pressenties à l’occasion d’événements extraordinaires que la raison n’est point encore parvenue à élucider. »


Chartrand cherche toutefois à amener cette relation entre la toile et son titre à un autre niveau, en profitant du court texte associé à une œuvre pour introduire l’image dans le monde qui l’entoure, dans l’actualité, par une prise de position affirmée.

Il s’agit d’une troisième exposition solo en autant d’années pour Chartrand.

 

Après Totalitarisme économique (2010) et Hommage à Godin (2011), le peintre consolide sa démarche en l’inscrivant en ligne droite avec la première, où les titres dénonçant les frasques économiques accompagnaient d’alléchants portraits colorés.

du 2 au 13 mai 2012


Closing le dimanche 13 mai, de 13h à 17h


À la galerie Point rouge

2471 Notre-Dame Ouest

Montréal Qc H3J 1N6

http://galeriepointrouge.com/

514-586-0554

https://www.facebook.com/axcchartrand

 

Les 16251779$ demandés pour cette toile seront entièrement versés à la CLASSE

Le Mépris et l'entêtement, aérosol, graphite et pastel sur canevas, 91 x 142 cm, 2012
Le Mépris et l'entêtement, aérosol, graphite et pastel sur canevas, 91 x 142 cm, 2012

ON SE FAIT TOUS FOURRER

Exposition de peintures d'Alexandre Chartrand à la galerie Point rouge.

 

Alors que le Québec s'enflamme de toutes parts et que la rue se remplie de revendications trop longtemps ravalées, voici que même la peinture se met de la partie !

 

Redevances minières dérisoires, Monarchie constitutionnelle, Ottawa abandonnant Kyoto, ou encore Huffington Post/AOL sont quelques unes des œuvres de la nouvelle série du peintre Alexandre Chartrand. On se fait tous fourrer présente des gros plans de visages dont l'expression faciale renvoie directement au titre de la série. Le graphite et la pastelle grasse tracent les lignes, la peinture aérosol y est dégoulinante, les couleurs sont criantes. Point besoin d'élaborer sur la représentation des visages, la peinture de Chartrand frappe. Le sujet quant à lui se présente de façon plus subtil. Un peu comme les chapitres d'un livre, chaque œuvre est accompagnée d'un titre propre exprimant chacun une idée, une revendication, une raison pour laquelle on se fait tous fourrer.

 

Pour Chartrand, le rapport entre le titre et l'œuvre fait parti intégrante de la démarche et s'inscrit dans la poursuite de l'exploration surréaliste de René Magritte. Le peintre belge a exploré un tel rapport au tournant des années trente avec, entre autres, La Trahison des images où la représentation d'une pipe est accompagnée de l'inscription Ceci n'est pas une pipe. Magritte a également écrit à ce sujet dans un ouvrage intitulé Les mots et les images.

 

« Les titres des tableaux ne sont pas des explications et les tableaux ne sont pas des illustrations des titres. La relation entre le titre et le tableau est poétique, c'est-à-dire que cette relation ne retient des objets que certaines de leurs caractéristiques habituellement ignorées par la conscience, mais parfois pressenties à l'occasion d'événements extraordinaires que la raison n'est point encore parvenue à élucider. »

 

Chartrand cherche toutefois à amener cette relation entre la toile et son titre à un autre niveau, en profitant du court texte associé à une œuvre pour introduire l'image dans le monde qui l'entoure, dans l'actualité, par une prise de position affirmée. L'image attire notre regard alors que son titre nous parle. Que nous dit-il exactement ? Quelque chose comme : « Vous êtes pas écœurés de vous faire fourrer, bande de caves ? »

 

Avec leurs expressions orgasmiques, la majorités des représentations semblent apprécier ce que leurs titres dénoncent. Il s'agit là du centre du propos du peintre d'origine franco-ontarienne : provoquer le spectateur en le confrontant aux faits.

« Si on n'aimait pas se faire fourrer, on n'en serait peut-être pas là. C'est ce que j'essaie de nous mettre en pleine face, plus ou moins brutalement. En continuant à cautionner l'ordre actuelle des choses, nous acceptons tacitement de nous faire fourrer. Et à constater ce qu'on est prêt à faire pour changer (plus souvent qu'autrement, rien), ça ne peut être que parce qu'on aime ça... Heureusement, le printemps québécois semble se pointer le bout du nez ! »

 

Il s'agit d'une troisième exposition solo en autant d'années pour Chartrand. Après Totalitarisme économique (2010) et Hommage à Godin(2011), le peintre consolide sa démarche en l'inscrivant en ligne droite avec la première, où les titres dénonçant les frasques économiques accompagnaient d'alléchants portraits colorés. On se fait tous fourrer s'attaque maintenant en bloc à toute une gamme de sujets : déficit démocratique, environnement, banques, corruption... En espérant nous faire réaliser qu'il serait temps de se prendre en main en faisant du Québec une république laïque, verte et ouverte sur le monde. Soyons idéalistes, exigeons le possible !

 

https://www.facebook.com/axcchartrand

 

Alexandre Chartrand, peintre et cinéaste

Originaire d’Ottawa, Alexandre Chartrand vient à Montréal pour étudier les arts plastiques et le cinéma à l’Université de Montréal. Il présente une première exposition de photographie dans un espace de l'édifice Belgo en 1998 et une deuxième à la galerie Artus au printemps 2001. En parallèle, il se lance dans la réalisation d’un premier long métrage de fiction. Refusé par les institutions de financement, La Planque(K-Films Amérique) prend l’affiche au Québec à l’été 2004 et est projeté en ouverture du festival RebelFest de Toronto où il reçoit un prix de réalisation des mains d’Harvey Keitel.

 

Le premier film n’est pas encore complété lorsque Chartrand entame la production du long métrage documentaire Lemoyne(Vidéographe distribution). Cette biographie du peintre montréalais Serge Lemoyne est projetée en première lors de l’édition 2005 du Festival du film sur l’art de Montréal puis programmée au Cinéma Beaubien et dans les grands musées d’art du Québec avant d’être acquise par la chaîne Bravo!

 

Chartrand travaille présentement à l’écriture d’un deuxième long métrage fiction, cette fois avec l'aide de Téléfilm Canada et de la Sodec. L'Immersion d'Étienne Dersonne, une co-production Québec-Catalogne, entre bientôt en phase de pré-production.

 

du 2 au 13 mai 2012

Vernissage le mercredi 2 mai dès 17h

 

À la galerie Point rouge

2471 Notre-Dame Ouest

Montréal Qc H3J 1N6

http://galeriepointrouge.com

514-586-0554

 

Hommage à Godin (2010-2011)

Présenté à la galerie Point rouge du 23 mars au 10 avril 2011

http://galeriepointrouge.com/fr/node/49

HOMMAGE À GODIN

Alors que Godin, le film, prend l'affiche au cinéma Beaubien le 18 mars prochain, Hommage à Godin, la série de portraits peints par Alexandre Chartrand,se fixe aux murs de la galerie Point rouge du 23 mars au 10 avril 2011.

 

C'est en travaillant au montage du documentaire sur Gérald Godin qu'Alexandre Chartrand, peintre et cinéaste, a eu le coup de foudre pour le poète-député,.

 

« Normalement, quand je travaille comme monteur, que je regarde des images en mouvement toute la journée, je ne peux pas rentrer chez moi le soir pour regarder la télévision. Je vais peindre pour toucher à de la matière concrète, pour bouger autre chose que le bout de mes doigts sur un clavier. Ce qui m'est arrivé avec Godin va un peu à l'encontre de mes habitudes, parce que j'ai ramené mon sujet de montage dans mon atelier de peinture. J'ai été tellement happé par sa personnalité que j'ai eu envie de lui rendre hommage d'une autre façon. »

 

Cette façon, c'est à la canette. Le peintre pop-expressionniste combine le graphite à la peinture aérosol pour étaler ses couleurs criantes à l'aide de spatules. Une technique personnelle qui distingue son style de l'habituel graffiti, généralement associé à la peinture à la bombe. Coulisses, bavures et traits de spatules s'intègrent à l'imagerie colorée où la confrontation des teintes franches contribuent à créer chaque canevas.

 

Mais Chartrand refuse de se limiter à de simples considérations esthétiques pour construire son œuvre. Tout comme pour la série précédente (Totalitarisme économique- présentée à Point rouge en 2010), les sujets choisis doivent susciter la réflexion. Dans le cas de Godin, il s'agit de célébrer ce libre penseur exemplaire, poète prolifique, journaliste rigoureux, éditeur de textes engagés et politicien intègre. Un homme qui, dans toutes ses pratiques, est demeuré fidèle à ses principes jusqu'à sa mort.

 

Pour en apprendre plus sur Godin, il y a le documentaire.

godin-lefilm.com

TRIBUTE TO GODIN

Works of painter Alexandre Chartrand at Point Rouge Gallery.

 

Just as Godin, the film, takes the screen at Cinéma Beaubien on March 18, Tribute to Godin, a series of painted portraits by Alexandre Chartrand, take on the walls of Point Rouge gallery from March 23 to April 10 2011.

 

Chartrand, a young painter and filmmaker, was editor on the documentary about Gérald Godin when he got the hook for the poet who became politician.

 

« Normally, when I work as an editor, that I watch moving images all day, I can't come home at night and watch television. I paint because I want a direct contact with the matter, to free my mind, and to move something more then the tip of my fingers on a keyboard. What happened with Godin is contrary to what I do, because I brought the subject of the film I was editing back to my workshop. His personality, his character, really got to me and I wanted to pay him tribute in my own way. »

 

That way was through his cans. The pop-expressionist painter combines graphite and spray paint to spread his glaring colours with spatulas. A personal technic that distinguishes his style from the usual graffiti, the art generally associated with spray paint. Runs, bleeds and spatula strokes articulate the frank colour oppositions to shape every canvas.

 

But Chartrand refuses to limit his work to aesthetic considerations. As with his previous series (Economic totalitarianism – see English press release here http://chartrand.blogspot.com/ ), the subjects have to arouse consciousness and reflection. In Godin's case, it's all about celebrating this outstanding freethinker, prolific poet, rigorous journalist, committed book editor and honest politician. A human being who, through all his crafts, remained true to his principles until his untimely death in 1994.

 

To learn more about Godin, there's the movie.

www.godin-lefilm.com


Série Totalitarisme économique (2008-2010)

Présentée à la galerie Point rouge du 23 mars au 10 avril 2010

galeriepointrouge.com

TOTALITARISME ÉCONOMIQUE

Le communisme était terne, le nazisme était brun. Le totalitarisme économique est rose bonbon.

 

Dans bien des cercles, les sujets politiques sont tabous. Ils rebutent, suscitent le mépris ou l'indifférence. Pour s'y introduire, Alexandre Chartrand propose une peinture pop-expressionniste aux couleurs criantes et aux sujets alléchants. La séduction et le désir sont présentés sous des titres rebutants tels Dow Jones, Fuite des capitaux ou L'Hypnose des actionnaires. Jouant des mêmes pièges que la publicité, il attire notre regard pour nous laisser un sujet de réflexion.

 

Le totalitarisme économique

Quand chaque individu est suivi à la trace par sa façon de dépenser. Lorsque son dossier de crédit devient une ombre de laquelle il ne peut se détacher. Quand les études l’enchaînent à l'endettement. Lorsque le droit au profit supplante le droit à la dignité humaine. Quand les États sont forcés de sortir les grands financiers du pétrin qu'ils ont causé. Lorsqu'en retour, ceux-ci ne daignent pas lever un doigt pour sortir un État de la misère. Lorsqu'on ne peut exister sans compte de banque.

 

Il n'est pas brutal ni monolithique. Il est sournois et sexy. Il suscite notre désir et exclut ceux qui ne s'y soumettent pas. Il nous force au travail.

 

TOTALITARISME ÉCONOMIQUE

Communism was dull, Nazism was brown. Economic Totalitarianism is pink.

 

In many circles, political issues are taboo. They repel, arouse contempt or indifference. To tackle them, Alexandre Chartrand offers pop-expressionist paintings with glaring colours and tantalizing topics. Seduction and desire are presented under such repulsive titles as Dow Jones, Capital Leak or Hypnosis of the Shareholders. He draws our attention to deliver a thought.

 

Economic Totalitarianism

We track individuals by the way they spend. A credit record is tied to us like a shadow. Education bounds us to depts. Right to profit surpasses human dignity. States are forced to bail financial institutions out of the trouble they've caused, but in return these institutions won't lift a finger to help out a State. We can't exist without a bank account.

 

It's not brutal or monolithic. It's sly and sexy. It arouses our desire and excludes those who do not comply. It puts us to work.

Making of - Mirada al cotxe d'Alexandre Chartrand sur Vimeo.

Vidéo présentée en vitrine de la Galerie Point rouge pendant l'exposition Totalitarisme économique. Peinture à la canette et spatule.

Série des Gestes quotidiens (2004-2006)

LES GESTES QUOTIDIENS

Cette série représente des actions simples que l'ont pose régulièrement sans nécessairement y donner notre attention : oublier, provoquer, paresser, poser, évoquer, dépouiller.

 

Dépouiller, c'est le geste de se dévêtir. Il se fait souvent sans qu'on pense à ce que l'on est en train de faire, comme on se brosse les dents, la tête ailleurs. Mais dans le regard des autres, le geste de se dévêtir peut prendre un tout autre sens. On peut se dépouiller pour attiser le regard. Sa charge devient alors érotique. On vole le regard de l'autre, on le retient, on le veut sur soi. Dépouiller, c'est l'action de voler.

 

Ma peinture ne cherche pas à imiter la photographie. À notre aire de l'image, il existe plusieurs façons de créer ou de reproduire la réalité sur une surface. En choisissant de peindre sur du canevas, j'ai aussi choisi d'embrasser la bidimensionnalité du médium. Les formes que j'y couche demeurent en surface, sans souci de volume. Je suis un peintre figuratif, certes, mais je reste loin du réalisme. Mes couleurs sont franches et criantes et ma palette déphasée. Mon style, pop-expressionniste.